JO 2016 : Attention aux achats sur le site officiel du CIO

Les Jeux Olympiques de Rio de Janeiro seront lancés le 5 août prochain. Les supporters du monde entier vont afficher leur passion pour les cinq anneaux avec un t-shirt, un sweat ou autres produits dérivés disponibles sur la boutique en ligne du CIO.

Le non respect des règle de L'UE

Avant de se les procurer, les fans européens doivent redoubler de vigilance : le site internet du CIO ne respecte pas - dans de nombreux domaines - les réglementations européennes relatives à la protection des consommateurs. C'est la conclusion tirée par la marque de confiance Trusted Shops.

La marque de confiance pour l’e-commerce en Europe, Trusted Shops, a vérifié la boutique en ligne du Comité international olympique (CIO) destinée aux supporteurs des Jeux Olympiques et a révélé de graves insuffisances.

 

20% des critères testés

Pour effectuer cette vérification, Trusted Shops a développé à partir des directives européennes et l’observation de bonnes pratiques en ligne des critères de contrôle  pour ce qui est de la protection des données, de la rétractation, de la livraison et des tarifs ou de la procédure de commande. Il en ressort que l’e-shop ne remplit qu'un cinquième (20%) des critères testés. Mauvaise surprise : elle ne remplit aucun critère touchant à la rétractation, à l'accessibilité et à la livraison.

« La boutique du CIO ne remplit pas 80 % des critères contrôlés ! L'accessibilité, la livraison et la rétractation en particulier sont loin d'atteindre un niveau olympique » souligne David Chau, Directeur Exécutif International de Trusted Shops.

 

Récapitulatif des défauts de l’e-shop officiel du CIO :

  1. Accessibilité : L’identité du vendeur n’est pas claire ni complète. Le CIO ne mentionne pas toutes les coordonnées necéssaires : nom et forme de la société, adresse du siège, numéro de téléphone et adresse e-mail.
  1. Protection des données : La boutique ne demande pas le consentement de l'utilisateur pour l’utilisation des cookies. Le consentement du client est pourtant obligatoire avant tout dépôt de cookies tiers sur son ordinateur. Cette obligation découle de la Directive européenne dite « paquet télécom » du 12 juillet 2002.
  1. Droit de rétractation :
    • Seules des informations très abrégées et erronées sont disponibles sur le droit de rétractation en vigueur. Or, les e-commerçants doivent par exemple informer et accorder à leurs clients de l'UE un droit de rétractation de 14 jours.
    • Présence de limitations illicites du droit de rétractation (exemple : les marchandises ne doivent être renvoyées que dans leur emballage d'origine)
  1. Tarifs : Les tarifs sont indiqués par défaut aux consommateurs de l'EU en francs suisses et non pas en euros.
  1. Livraison :
    • Aucune information sur les pays livrés n’est proposée
    • Les délais de livraison sont affichés « à titre indicatif ». Le CIO se réserve ainsi le droit de ne pas livrer les produits indisponibles même s'ils sont indiqués comme disponibles sur la boutique en ligne.
  1. Paiement : Présence d’informations erronées dans les CGV sur les modes de paiements mis à disposition
  1. Processus de commande : L'intitulé du bouton « Acheter/Buy » est faux si bien qu'il ne permet pas de conclure des contrats valides. Conformément à la recommandation de la Commission Européenne, le bouton devrait s’appeler « Acheter maintenant / Buy now ».

 

Protection des consommateurs

« Quiconque s'adresse dans sa boutique en ligne à des consommateurs au sein de l'Union européenne doit se conformer à la législation européenne dans sa boutique, même si le siège de la boutique ne se trouve pas dans un État-membre de l'UE » explique David Chau.

La situation devient plus complexe et problématique en particulier pour les commerçants qui ne ciblent pas que l'UE mais aussi des clients résidant sur d'autres continents comme aux USA.

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« Nous constatons très souvent dans ces cas de figure, que les boutiques ne remplissent souvent pas les différentes législations relatives à la protection des consommateurs de chaque pays. Il est alors important de demander l'aide d'un expert afin d'éviter une atteinte à la réputation d’une marque ou organisation, voire d‘éviter des peines ou amendes » termine David Chau.

 

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